Pourquoi la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec?

Voilà la question à poser.

Pourquoi la CAEQ a-t-elle vu le jour? 

Parce que l’offre de services pour accompagner les très petites entreprises était déficiente et plutôt composée de formations, de services de consultants divers, de services de mentorat d’affaires et de services de coachs de tout.

  • Les services de formation transmettent des connaissances spécifiques.
  • Les services de consultants réalisent divers mandats ciblés sur demande des entreprises, l’expertise appartenant et demeurant au consultant.
  • Les services offerts par les coachs sont très diversifiés et souvent plus liés au développement personnel qu’au développement de l’entreprise.
  • Les services de mentorat d’affaires sont axés sur le partage, la communication et le savoir-être.

Quoi qu’il en soit, mis à part le mentorat d’affaires, la plupart de ces services sont dispensés par des formateurs spécialisés, des consultants aux expertises pointues et des coachs certifiés, lesquels seront une solution à un problème déjà identifié, un appui à une compétence à améliorer, etc. Ces formateurs ont la compétence et la responsabilité reliées à leurs champs d’action, mais ils sont rarement eux-mêmes des entrepreneurs.

En quoi l’offre de la CAEQ est-elle plus adaptée pour les TPE?

Nous voulions offrir la chance aux très petites entreprises d’avoir accès à un service d’accompagnement personnalisé et professionnel, et ce, dans le but de favoriser LEUR succès.

La CAEQ, avec son équipe d’entrepreneurs-conseils, accompagne les entrepreneurs à définir le POURQUOI et à élaborer le COMMENT, la RÉFLEXION et l’ACTION. Notre accompagnement se situe donc en amont afin de s’assurer que toute action soit justifiée et s’inscrit dans un plan d’action élaboré en cohérence avec ce POURQUOI qui motive l’entrepreneur à être en affaires et QUI il est.

Et tout ça, en déterminant COMMENT le faire dans le contexte de sa propre réalité d’affaires, soit le fait d’être seul aux commandes et de devoir gérer toutes les fonctions de l’entreprise.

Michel Ross et Alexandre Vézina
Cofondateurs de la CAEQ

Être RÉSILIENT, c’est bien plus qu’une question d’argent!

L’impact de la crise de la COVID-19 est bien plus profond qu’une simple question d’argent pour les PME.

Cette crise force les entrepreneurs à puiser à même leurs ressources pour s’adapter, s’ajuster, innover ou se réinventer complètement.

Il y a cependant un grand problème qui refait surface avec cette crise, et c’est notre plus grand cheval de bataille depuis des années à la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec (CAEQ). Il s’agit de la réactivité aveugle des entrepreneurs propriétaires de PME de moins de 20 employés.

La réactivité aveugle est « l’approche pompier », qui consiste à éteindre constamment les feux et être pris dans les opérations quotidiennes. Elle donne l’impression d’être en mouvement et proactif, mais il en est tout autrement : le mouvement est circulaire et nous fait constamment revenir au point de départ. Elle est en fait une tueuse mesquine et silencieuse d’entreprises.

Pourquoi?

C’est simple : il est essoufflant de courir comme une poule pas de tête. Ça favorise l’instinct de survie et non le succès de ses affaires.

Un entrepreneur RÉSILIENT est un entrepreneur qui recherche des solutions, qui s’adapte et qui cherche à faire autrement. Il est pleinement conscient que les règles du jeu, de son jeu, viennent de changer.

Aller chercher le financement nécessaire à la survie de son entreprise est primordial pour bloquer l’hémorragie et quitter le mode de survie, mais rapidement, l’entrepreneur doit prendre le pas de recul nécessaire pour entrer dans le mode de solution. Il doit devenir proactif.

Les entrepreneurs RÉSILIENTS sont donc proactifs.

Ils réfléchissent et passent à l’action en fonction de leurs objectifs. Ils restent en mouvement, toujours dans un souci de progression et d’amélioration de leur situation.

Ils façonnent l’avenir de leur entreprise en la faisant évoluer. Ils se font accompagner dans leur démarche pour voir les choses avec une nouvelle perspective.

C’est exactement pour cette raison que nous avons mis en place le programme d’accompagnement RÉSILIENT qui est présentement offert un peu partout au Québec.

Informez-vous directement auprès des organisations de développement économique de votre territoire.

Êtes-vous un entrepreneur RÉSILIENT?

Michel Ross et Alexandre Vézina
Cofondateurs de la CAEQ

Isabelle Fontaine

Accompagnatrice

Décrivez-nous votre parcours professionnel en quelques lignes, vos faits saillants.

Je suis à la fois une personne créative, à l’esprit analytique tout en ayant à cœur le potentiel humain. Je détiens un MBA en financement d’entreprises, deux baccalauréats – un en administration profil marketing et l’autre en enseignement professionnel avec un brevet. De plus, j’ai obtenu une certification de coach professionnelle. Au cours des 10 dernières années au sein de la commission scolaire de Laval, j’ai coordonné et développé la formation continue pour le service aux entreprises et agi à titre d’enseignante-coach pour le programme Lancement d’une entreprise. Je cumule plus de quinze années d’expérience à des postes de responsabilités notamment en démarrage (manufacturier, tertiaire, science et technologie) et en gestion d’entreprises. Je compte plusieurs activités à caractère entrepreneurial à mon actif, dont la coordination régionale lavalloise du Concours québécois en entrepreneuriat, le lancement de la soirée de reconnaissance Chapeau les leaders, et la création du programme de Soutien à la valorisation des inventeurs du gouvernement du Québec.

Quel est l’accomplissement dont vous êtes la plus fière?

Après un an de travail acharné, j’ai mené à terme l’organisation en 2008 du Congrès des incubateurs canadiens à Laval réunissant près de 100 participants à travers le Canada et les États-Unis, et incluant des conférences, des plénières et des activités pour les accompagnateurs.

Quel est le principal apprentissage associé à votre parcours?

Apprendre à bien me connaitre et à prendre conscience des actes et de mes paroles selon la situation.

Quelles sont vos cinq valeurs personnelles fondamentales?

Le respect, la famille, la liberté, l’indépendance et la fiabilité.

Quelles sont vos passions personnelles?

La cuisine, la découverte de nouvelles cultures, de lieux et de technologies, le golf.

Quels sont les trois mots qui vous décrivent le mieux?

Organisée, dévouée, efficace.

Qu’est-ce qui vous a motivée à rejoindre l’équipe de la CAEQ?

La mission alignée avec la mienne.

Quelle est la phrase, le mantra ou l’expression que vous répétez régulièrement aux entrepreneurs que vous accompagnez?

Saisissez l’occasion, vous avez quelque chose d’unique! Think outside the box!

Si vous aviez un seul conseil à donner aux entrepreneurs, quel serait-il?

Poursuivre ses rêves, ses ambitions, et ne pas abandonner.

Webinaire Entrepreneurs : Comment faire face au COVID-19 (en différé)

La version en direct de ce webinaire a été visionnée par près de 2000 entrepreneurs du Québec et de la francophonie canadienne.

La Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec (CAEQ) accompagne actuellement des centaines de clients entrepreneurs à passer à travers cette crise historique.

Trois grands thèmes sont abordés :
1) État de la situation et de VOTRE situation
2) QUOI FAIRE dès maintenant pour assurer la continuité de vos affaires?
3) COMMENT profiter des nouvelles occasions générées

De plus, l’animateur suggère aux participants plusieurs actions pratico-pratiques à mettre en œuvre pour traverser cette crise et ainsi leur permettre aux entrepreneurs de mieux rebondir.

www.caeqc.ca

À propos de l’animateur :

Alexandre Vézina est entrepreneur-conseil et cofondateur de la CAEQ. Actuellement propriétaire de trois entreprises et auteur de cinq livres pour entrepreneurs, il a conseillé, depuis le milieu des années 2000, des milliers d’entrepreneurs propriétaires d’entreprise de moins de 20 employés à devenir plus proactifs.

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Ne prenez pas vos clients pour acquis!

Lors des cellules de développement de la CAEQ, nous amenons les entrepreneurs à passer du stade d’artisan au stade de gestionnaire en s’octroyant le droit de se retirer, de façon ponctuelle, des opérations pour laisser plus de place à leurs employés de confiance.

Une entreprise qui croît devrait pouvoir opérer sans son propriétaire, car celui-ci devrait être concentré sur le développement de son entreprise et la projeter vers le futur.

Mais ne sautons pas les étapes : il ne s’agit pas de tout « domper » sur le bureau de votre bras droit. Il faut le faire progressivement, car tout changement amènera son lot d’inquiétudes, pour vous, pour vos employés et pour vos clients.

Comment vont réagir les clients que vous servez vous-même depuis des années lorsque vous leur attitrerez un nouveau responsable de compte?

Depuis deux, quatre ou six ans, ils vous font confiance comme partenaire d’affaires, créant ainsi un historique professionnel.

Dernièrement, une entrepreneure que nous accompagnons dans les cellules de développement nous a interpellés et nous a demandé ce qu’elle doit faire avec un client qui refuse que ce soit son nouveau représentant qui le serve maintenant.

« Comment veux-tu que j’arrive à devenir gestionnaire de mon entreprise, si je dois continuer à servir tous mes clients? »

Elle a raison!

« Qu’aurais-tu dû faire pour bien préparer tes clients dans la transition? »

La réponse est simple : les informer et être transparent.

Les clients ne vous sont pas acquis, ça vous le savez déjà.

Ces derniers sont dotés d’une grande capacité de compréhension, pourvu qu’on leur donne ce qu’il faut pour comprendre le changement de gestion que vous souhaitez opérer.

En fait, il faut prévoir ce changement en trois temps.

Premièrement, vous devez briefer votre employé sur l’historique des clients que vous lui transférez. Est-ce que ce client a vécu quelque chose de particulier lors d’une commande? A-t-il été toujours satisfait? A-t-il des exigences particulières?

Tous ces petits détails l’aideront à nouer rapidement une relation de confiance avec le client, car celui-ci aura vraiment le sentiment que la chaîne n’est pas brisée.

Si par contre, votre client doit lui redire tous ces détails, soyez assuré qu’un climat d’inquiétude s’installera. Et ce n’est pas ce que vous souhaitez.

Deuxièmement, prenez le temps d’organiser une rencontre avec votre client en lui expliquant le pourquoi du changement à venir et en lui présentant celui ou celle qui prendra la relève. C’est agir en gestionnaire.

Troisièmement, faites un suivi de la satisfaction de votre client avec un appel téléphonique. Il n’est pas rare que lorsque vous l’appellerez, votre client vous dise qu’il est mieux servi par votre employé que par vous, car lui peut se consacrer à sa tâche, tandis que vous, vous étiez occupé à développer votre entreprise.

Prendre soin de sa clientèle c’est aussi mettre toutes les conditions en place pour les servir de façon impeccable!

Collaboration spéciale de Sylvianne Tanguay, accompagnatrice à la CAEQ.

COVID-19 : Ce que vous devez faire maintenant

Déjà une semaine que notre équipe accompagne des entrepreneurs propriétaires de PME de moins de 20 employés qui sont actuellement aux prises avec les dommages collatéraux occasionnés par le coronavirus.

L’entrepreneuriat est souvent représenté par l’image des montagnes russes.

Nous pouvons vous assurer que c’est plus que jamais le cas.

Insouciance, panique, frustration, peur, colère, résignation, résilience, etc.

Les entrepreneurs passent par toutes les gammes d’émotions en fonction des annonces quotidiennes des gouvernements.

Voici en rafales des conseils de gestion de cette crise que nous avons donnés depuis le vendredi 13 mars :

  1. Mettez en place de nouvelles mesures et un plan. Atténuez les effets négatifs en sécurisant le travail de vos employés, en ajoutant des règles d’opération pour la poursuite de leur travail et en assurant leur sécurité.
  2. Informez vos clients et restez en contact avec eux. Rassurez vos clients sur les dernières nouvelles, offres, horaires, changements de modèle d’affaires.
  3. Protégez vos acquis. Validez vos contrats en cours, les accords à venir. Faites l’inventaire de ce qui tient encore.
  4. Récupérez votre argent. Faites le suivi de vos comptes clients et prenez des ententes de paiement au besoin.
  5. Faites un budget de caisse afin de prévoir vos besoins en liquidité des trois prochains mois.
  6. Allégez vos engagements financiers. Contactez vos créanciers pour négocier des moratoires de paiement (payer plus tard). Validez vos grosses dépenses des prochains mois et prenez des ententes pour diminuer la pression financière à court terme.
  7. Vérifiez l’aide disponible offerte par les gouvernements, les organismes de développement économique de votre région ainsi que votre municipalité.
  8. Mettez à pied temporairement vos employés. Si vos opérations sont perturbées et que la situation s’aggrave, réduisez vos effectifs.
  9. Utilisez votre réseau de soutien. Plus que jamais, discutez avec des conseillers de confiance, avec votre mentor, vos proches.
  10. Faites de l’exercice et amusez-vous. Plusieurs entrepreneurs sont sujets à l’anxiété dans cette crise. Entraînez-vous, sortez prendre l’air, profitez du temps pour faire des passe-temps qui vous rendent heureux, etc.
  11. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps de sortir dehors jouer avec eux dans votre cour, faites des casse-têtes, bricolez, jouez à des jeux de société, etc.
  12. Suivez l’actualité le matin et le soir. Évitez de suivre en direct les nouvelles. De toute façon, les médias tournent presque toute la même chose en boucle durant la journée.
  13. Faites l’inventaire des forces de votre entreprise. L’inventaire des forces et des compétences des membres de votre équipe peut stimuler votre créativité pour offrir de nouveaux produits ou services.
  14. Améliorez votre entreprise. Pour une fois que vous n’éteignez pas des feux d’opération de vos affaires. Prenez le temps de travailler sur l’amélioration de vos processus et mettez en place des outils pour vous aider dans l’éventuelle reprise.
  15. Soyez résilient. Faites une réflexion stratégique afin de faire évoluer votre modèle d’affaires pour être prêt lorsque la situation s’améliorera. Ne baissez pas les bras.

En résumé :

  • Informez-vous
  • Planifiez vos prochains mois
  • Améliorez vos processus
  • Explorez de nouvelles idées

Et surtout, soyez résilient. Toute tempête se calme avec le temps.

Un message d’Alexandre Vézina et Michel Ross, cofondateurs de la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec

« Organise-toi sinon tu te feras organiser! »

Nous pouvons aborder cette courte phrase sous divers angles.

Tout d’abord, ce qui me vient à l’esprit quand je la relis, c’est le pouvoir de choisir la voie que je veux emprunter, au lieu d’attendre que les autres ou les circonstances le fassent à ma place.

Cette courte phrase me guide depuis de nombreuses années, et je dois admettre que j’en suis très heureux.

Vous savez, être en attente des autres ne nous mène pas très loin. Et rarement à ce que nous désirons réellement.

Dans le même sens, voir un obstacle comme insurmontable ne nous fait pas avancer. Par contre, nous organiser pour le surmonter nous procure une réelle satisfaction, n’est-ce pas?

En ce cas, pourquoi ne pas sortir de l’abri d’autobus et prendre le volant pour vous diriger où vous le désirez?

En affaires, je dirais que son équivalence est d’être « proactif » et non « réactif », comme il arrive trop souvent de l’être.

Il faut savoir prendre les devants par nos analyses, nos décisions et les actions qui en découleront, au lieu de se laisser guider par la « direction du vent ». À combien de reprises ai-je entendu des entrepreneurs me dire qu’ils passent beaucoup de temps à jouer au pompier, ce qui crée cet inconfort et ce stress que je qualifierais de malsain et, à l’occasion, de paralysant…

Trop souvent, quant à moi.

Qu’une urgence survienne, cela s’avère un peu normal. Qui n’en a pas?

Par contre, qu’un entrepreneur passe la majorité de son temps à tenir un tel rôle, cela devient discutable et, selon moi, inquiétant. Le pire c’est que souvent l’entrepreneur en vient à perdre la direction qu’il souhaitait prendre et, à la suite de tout cela, à faire du surplace, ce qui ne l’avance guère.

Essayez de vous souvenir de la façon dont les choses se déroulent lorsque vous les prenez en mains, avec un plan de match que vous avez déterminé et qui vous procure un sentiment de confort et une certaine assurance.

Il est bien certain que la direction que nous prenons ne va pas toujours dans le sens souhaité, mais, au moins, c’est nous qui traçons les avenues vers lesquelles nous voulons nous diriger. Nous pouvons aussi être prévoyants en regard des embuches possibles et, en parallèle, des solutions que nous pouvons déjà entrevoir pour ainsi garder la direction que nous désirons.

C’est ce qui me fait dire que, pour un entrepreneur, la proactivité doit devenir un modus operandi dans ses réflexions et les actions qui en découlent.

Certains diront : « Facile à dire, comme cela. »

Je dirais : « Pensez-y. »

Aimez-vous mieux diriger en étant organisé ou vous faire organiser et suivre une voie qui n’est pas la vôtre?

Vous me direz que la première option est la meilleure, mais vous devez la planifier. Très juste!

Alors, qu’attendez-vous pour vous mettre en l’action?

Collaboration spéciale de Robert Rodrigue, accompagnateur à la CAEQ.

Est-ce que tu as des « grilled cheese » au menu?

Un des entrepreneurs, que nous accompagnons dans nos cellules de développement me confie, dans un de nos échanges, qu’il trouve agaçantes toutes les suggestions que ses clients lui font pour de nouveaux plats à mettre sur son menu. Prétextant qu’il n’avait pas juste ça à faire, ajuster son menu, il décide d’ignorer les suggestions de sa clientèle. « De toute façon, je n’en mange pas moi de grilled cheese aux trois fromages! »

Alors qu’il s’adresse à moi pour me demander ce que j’en pense, je lui réponds : « Est-ce que la propriétaire d’une boutique de mode pour femmes doit faire son booking en tenant seulement compte de ses goûts personnels en matière de prêt-à-porter selon toi? »

Et vous, que mettez-vous en premier? Vos goûts personnels en vous disant qu’au fond, c’est vous qui êtes le mieux placé pour savoir ce qui se vend ou non? Ou tenez-vous compte des goûts et des suggestions de votre clientèle?

Attention, je ne vous demande pas de ne plus tenir compte de votre personnalité dans la gestion de votre entreprise. Il s’agit plutôt de vous demander pour qui vous faites les choses, pour qui vous posez les actions dans votre entreprise. Il n’est pas toujours aisé de détacher sa personnalité quand il s’agit de décider de la gamme de produits à offrir à vos clients. Mais qu’est-ce qui génère des ventes? Que fera un client qui a le sentiment que son opinion compte pour vous? Qu’est-ce qui fidélise la clientèle?

Alors, comment être cohérent entre votre identité d’entreprise, les désirs ou les besoins de vos clients et la gamme de produits à offrir?

Écoutez ce que vos clients vous suggèrent, surtout lorsque qu’ils débutent leur phrase par : « C’est dommage qu’il n’y ait pas ça au menu, j’en avais le goût… »

Par la suite, validez si vous pouvez satisfaire leur demande en respectant vos objectifs. Et si c’est possible, pourquoi pas? Demandez-vous si vous pouvez laisser des ventes sur la table et ce qu’il vous en coûterait pour les réaliser. C’est ce qu’on appelle l’effet WOW!

Oh! et la prochaine fois que vos clients vous demanderont quelque chose de précis : écoutez, analysez et passez à l’action!

Collaboration spéciale de Sylvianne Tanguay, accompagnatrice à la CAEQ.

« Mes ventes augmentent, mais je ne comprends pas pourquoi j’ai moins d’argent dans mon compte de banque… »

Que vos ventes augmentent est plus qu’important et souhaitable pour votre entreprise. Par contre, ne pas avoir plus de liquidités dans votre compte bancaire peut être symptomatique de certaines décisions que vous prenez. Et ce n’est pas parce que vous profitez d’une marge de crédit que vous ne devez pas vous interroger.

Si l’on suppose ici que vos ventes sont rentables pour le genre d’entreprise que vous gérez, vous devez vous poser trois questions primordiales :

1. Est-ce que je collecte mes comptes clients dans un délai raisonnable?

Trop souvent, vous êtes « généreux » avec vos clients. Vous leur vendez, mais tardez à collecter le fruit de votre vente (n’oubliez pas que votre profit y est aussi). Ceci peut créer un manque à vos liquidités. Si en plus vous payez vos fournisseurs rapidement, cela crée un écart entre vos entrées et vos sorties de fonds. Retenez que plus un compte client s’étire dans le temps, plus il pourrait être difficile à récupérer. Validez quel délai vos concurrents octroient à leurs clients; ce pourrait être un comparable intéressant pour établir vos propres conditions.

2. Est-ce que je paie mes fournisseurs rapidement?

Combien de fois ai-je entendu cette affirmation : « Je n’aime pas avoir des dettes avec mes fournisseurs! »… Selon le secteur dans lequel vous œuvrez, les fournisseurs peuvent vous accorder un délai de paiement (souvent net 30 jours). Alors, pourquoi les payer plus vite? Le délai que vous observerez vous permettra d’éviter des sorties de fonds inutiles. Il est également toujours bon de comparer celui-ci avec votre délai de recouvrement pour apparier le tout. De plus, plusieurs entrepreneurs me disent qu’ils achètent leurs fournitures et outillages et paient à la sortie du magasin.

  • Est-il possible d’ouvrir un compte avec ce fournisseur ce qui vous permettrait d’avoir un délai de paiement tout en préservant vos liquidités?
  • Est-il possible de négocier avec vos fournisseurs des délais de paiement supplémentaires, plus adaptés à votre secteur d’activité?

3. Est-ce que mes stocks « tournent » dans un délai adéquat?

Ici, le fait de « tourner » des stocks suppose que vous les vendez et que vous les remplacez par la suite. Il faut retenir que ces marchandises sont de « l’argent qui dort ». Vous vous devez de vous poser les questions suivantes :

  • Ai-je les bons stocks, ceux que je pourrais vendre? Concentrez-vous sur ceux reliés à vos activités; les autres seront superflus et spéculatifs, ce dont vous n’avez aucunement besoin.
  • Est-ce que le niveau de stocks dans mon magasin ou dans mon entrepôt est adéquat? Si certains produits se vendent moins, il faut diminuer le tout en planifiant certains rabais, par exemple.
  • Est-ce que le facteur de désuétude ou l’aspect saisonnier touche mes stocks? Dans ce cas, il faut s’assurer qu’à la fin de la période visée, ces marchandises soient vendues ou, à tout le moins, en quantité relativement faible vous permettant de les supporter.

Toutes ces questions (et d’autres) doivent se poser lorsque vous prenez une décision d’affaires, car les réponses auront une incidence sur votre trésorerie.

Alors, pourquoi avez-vous moins de fonds dans votre compte bancaire?

Collaboration spéciale de Robert Rodrigue, accompagnateur à la CAEQ.

Faites du ménage

Lors de nos interventions en accompagnement individuel, il nous arrive régulièrement d’être en présence d’entrepreneurs submergés par la charge de travail qu’ils doivent accomplir pour assurer la croissance de leurs affaires.

Peu importe votre niveau d’organisation, il est tout à fait normal de perdre légèrement le contrôle de votre agenda et de voir votre concentration diminuer à un moment donné.

Cependant, le problème devient extrêmement préoccupant lorsque vous figez et que vous vous immobilisez comme un chevreuil devant les phares d’un véhicule en soirée.

Comme entrepreneur, nous vivons tous au moins une fois ce moment de panique.

Chaque fois que ça arrive à l’un de nos clients, nous lui recommandons de tout arrêter immédiatement pour ensuite faire une tâche essentielle : du ménage.

Faites le ménage de votre bureau, de votre paperasse, de vos fichiers sur votre ordinateur, de vos équipements ou encore prenez votre inventaire…

L’idée est d’effectuer une activité utile pour votre entreprise tout en mettant votre cerveau en veille afin d’arrêter de penser à ce que vous devez faire. C’est un peu comme faire du vélo : il faut être en mouvement pour accélérer et rester en équilibre. Lorsqu’on est immobile, c’est plus difficile de pédaler que lorsqu’on est déjà sur son élan.

Faire du ménage crée donc du mouvement qui à son tour permet de faire du ménage dans notre tête et de clarifier ce que nous devons faire ensuite pour le succès de notre entreprise.

Créez du mouvement lorsque vous êtes immobilisé!