Faire ce qu’il faut

 

 

On croit parfois que le début d’une année est synonyme de renouveau, alors qu’il est habituellement la continuité de la dernière. Vous devez garder cela en tête lorsque vous ferez votre bilan de 2020 et votre plan d’action 2021, comme suggéré dans notre publication précédente.

Ceci étant dit, vous devez revenir à l’essentiel et poser les bons gestes, peu importe la situation de votre entreprise et encore plus dans le contexte économique de ce début d’année.

 

Nous vous recommandons d’avoir un cahier de notes dédié à la Trinité managériale! Prenez une page de votre cahier de notes par jour pour inscrire les trois éléments suivants :

 

  1. Avant de commencer sa journée : identifier trois tâches essentielles à effectuer dans sa journée.

 

L’idée est de prioriser uniquement trois tâches qui sont importantes pour l’atteinte de vos objectifs d’entreprise à moyen ou à long terme. Il faut éviter de vous laisser distraire par des urgences sur le court terme. Si vous le pouvez, commencez votre journée en effectuant les trois actions choisies.

 

Voyez ce point comme un défi pour faire de votre journée un succès.

 

  • Pendant la journée : assumer son rôle de leader.

 

Choisir et exécuter au moins une action de leadership, telle que : 

    1. Vous assurer que vos employés vont bien et savent ce qu’ils doivent accomplir dans leur journée;
    2. Prendre des nouvelles personnelles d’une de vos parties prenantes (clients, fournisseurs, employés, partenaires, collaborateurs, etc.) sans agenda caché;
    3. Communiquer des informations pertinentes (mesures sanitaires, heures d’ouverture, livraison et cueillette, retour de marchandises, offre ajustée, etc.) à vos clients;
    4. Etc.

 

  • À la fin de sa journée : effectuer un bilan honnête de sa journée.
    1. Identifier vos bons coups de la journée;
    2. Inscrire ce qui a moins bien fonctionné;
    3. Dresser la liste des apprentissages qui en découlent.

 

De cette manière, vous verrez concrètement la progression de vos affaires et intégrerez mieux ce nouveau réflexe de gestion.

Michel Ross et Alexandre Vézina
Cofondateurs de la CAEQ

 Rassurer les entrepreneurs de votre région

Comme organisme en développement économique, et surtout dans votre rôle de conseiller aux entreprises, vous avez la responsabilité de rassurer les entrepreneurs de votre région. L’évolution des mesures sanitaires et gouvernementales crée des changements qui forcent les propriétaires de petites entreprises à s’adapter rapidement.

Comme vous le savez, chaque changement apporte son lot de défis organisationnels et humains. Prenez quelques instants pour vous remémorer comment vous avez réagi lorsqu’on vous a imposé des changements dans votre vie professionnelle. Par exemple, lorsqu’on vous a annoncé que vous alliez gérer toutes les nouvelles demandes d’aide financière depuis le début de la crise…

Rajoutez à cela le stress financier de potentiellement perdre le travail de toute une vie… Il est vrai que lorsqu’on est entrepreneur, ce spectre plane toujours au-dessus de notre tête. Toutefois, dans le contexte actuel, nous pouvons vous confirmer qu’il est plus présent que jamais. Même si par fierté, plusieurs entrepreneurs ne le diront pas ouvertement.

Nous avons pris le pouls dernièrement d’entrepreneurs à la barre d’entreprises de moins de 20 employés de partout au Québec, et le constat est sans équivoque : même si la majorité des entreprises ont su s’adapter et que leurs affaires se portent relativement bien, leurs propriétaires sont clairement épuisés. 

Les entrepreneurs du boulevard Laurier à Québec, de la rue de Saint-Jovite à Mont-Tremblant et ceux de la rue du Camp à Fermont ont des défis différents. 

Ce n’est donc pas d’une approche one size fits all qu’ils ont besoin.

Plusieurs d’entre vous ont un plan d’intervention par secteur d’activité avec des mesures d’aide spécifiques à chacun, en plus des mesures gouvernementales, et c’est parfait ainsi.

Mais avez-vous pensé à offrir de l’accompagnement entrepreneurial structuré à vos entrepreneurs? 

L’accompagnement entrepreneurial structuré va au-delà des mesures d’aide disponibles. Il permet de guider l’entrepreneur et de le garder dans ce que nous appelons la Dualité entrepreneurialeMD, c’est-à-dire dans la réflexion et l’action.

Il existe plusieurs techniques d’accompagnement entrepreneurial comme le conseil, le mentorat, le tutorat, le coaching, la médiation, la consultation, etc.

Une approche d’accompagnement structuré permet de développer adéquatement le potentiel de l’entrepreneur et de son entreprise. Rappelez-vous également que l’approche utilisée doit être en adéquation avec la position de l’entrepreneur dans la Jauge de l’évolutionMD.

Outre des mesures financières, qu’allez-vous offrir aux entrepreneurs de votre région pour les aider concrètement?

Michel Ross et Alexandre Vézina
Cofondateurs de la CAEQ

Pourquoi la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec?

Voilà la question à poser.

Pourquoi la CAEQ a-t-elle vu le jour? 

Parce que l’offre de services pour accompagner les très petites entreprises était déficiente et plutôt composée de formations, de services de consultants divers, de services de mentorat d’affaires et de services de coachs de tout.

  • Les services de formation transmettent des connaissances spécifiques.
  • Les services de consultants réalisent divers mandats ciblés sur demande des entreprises, l’expertise appartenant et demeurant au consultant.
  • Les services offerts par les coachs sont très diversifiés et souvent plus liés au développement personnel qu’au développement de l’entreprise.
  • Les services de mentorat d’affaires sont axés sur le partage, la communication et le savoir-être.

Quoi qu’il en soit, mis à part le mentorat d’affaires, la plupart de ces services sont dispensés par des formateurs spécialisés, des consultants aux expertises pointues et des coachs certifiés, lesquels seront une solution à un problème déjà identifié, un appui à une compétence à améliorer, etc. Ces formateurs ont la compétence et la responsabilité reliées à leurs champs d’action, mais ils sont rarement eux-mêmes des entrepreneurs.

En quoi l’offre de la CAEQ est-elle plus adaptée pour les TPE?

Nous voulions offrir la chance aux très petites entreprises d’avoir accès à un service d’accompagnement personnalisé et professionnel, et ce, dans le but de favoriser LEUR succès.

La CAEQ, avec son équipe d’entrepreneurs-conseils, accompagne les entrepreneurs à définir le POURQUOI et à élaborer le COMMENT, la RÉFLEXION et l’ACTION. Notre accompagnement se situe donc en amont afin de s’assurer que toute action soit justifiée et s’inscrit dans un plan d’action élaboré en cohérence avec ce POURQUOI qui motive l’entrepreneur à être en affaires et QUI il est.

Et tout ça, en déterminant COMMENT le faire dans le contexte de sa propre réalité d’affaires, soit le fait d’être seul aux commandes et de devoir gérer toutes les fonctions de l’entreprise.

Michel Ross et Alexandre Vézina
Cofondateurs de la CAEQ

Être RÉSILIENT, c’est bien plus qu’une question d’argent!

L’impact de la crise de la COVID-19 est bien plus profond qu’une simple question d’argent pour les PME.

Cette crise force les entrepreneurs à puiser à même leurs ressources pour s’adapter, s’ajuster, innover ou se réinventer complètement.

Il y a cependant un grand problème qui refait surface avec cette crise, et c’est notre plus grand cheval de bataille depuis des années à la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec (CAEQ). Il s’agit de la réactivité aveugle des entrepreneurs propriétaires de PME de moins de 20 employés.

La réactivité aveugle est « l’approche pompier », qui consiste à éteindre constamment les feux et être pris dans les opérations quotidiennes. Elle donne l’impression d’être en mouvement et proactif, mais il en est tout autrement : le mouvement est circulaire et nous fait constamment revenir au point de départ. Elle est en fait une tueuse mesquine et silencieuse d’entreprises.

Pourquoi?

C’est simple : il est essoufflant de courir comme une poule pas de tête. Ça favorise l’instinct de survie et non le succès de ses affaires.

Un entrepreneur RÉSILIENT est un entrepreneur qui recherche des solutions, qui s’adapte et qui cherche à faire autrement. Il est pleinement conscient que les règles du jeu, de son jeu, viennent de changer.

Aller chercher le financement nécessaire à la survie de son entreprise est primordial pour bloquer l’hémorragie et quitter le mode de survie, mais rapidement, l’entrepreneur doit prendre le pas de recul nécessaire pour entrer dans le mode de solution. Il doit devenir proactif.

Les entrepreneurs RÉSILIENTS sont donc proactifs.

Ils réfléchissent et passent à l’action en fonction de leurs objectifs. Ils restent en mouvement, toujours dans un souci de progression et d’amélioration de leur situation.

Ils façonnent l’avenir de leur entreprise en la faisant évoluer. Ils se font accompagner dans leur démarche pour voir les choses avec une nouvelle perspective.

C’est exactement pour cette raison que nous avons mis en place le programme d’accompagnement RÉSILIENT qui est présentement offert un peu partout au Québec.

Informez-vous directement auprès des organisations de développement économique de votre territoire.

Êtes-vous un entrepreneur RÉSILIENT?

Michel Ross et Alexandre Vézina
Cofondateurs de la CAEQ

Isabelle Fontaine

Accompagnatrice

Décrivez-nous votre parcours professionnel en quelques lignes, vos faits saillants.

Je suis à la fois une personne créative, à l’esprit analytique tout en ayant à cœur le potentiel humain. Je détiens un MBA en financement d’entreprises, deux baccalauréats – un en administration profil marketing et l’autre en enseignement professionnel avec un brevet. De plus, j’ai obtenu une certification de coach professionnelle. Au cours des 10 dernières années au sein de la commission scolaire de Laval, j’ai coordonné et développé la formation continue pour le service aux entreprises et agi à titre d’enseignante-coach pour le programme Lancement d’une entreprise. Je cumule plus de quinze années d’expérience à des postes de responsabilités notamment en démarrage (manufacturier, tertiaire, science et technologie) et en gestion d’entreprises. Je compte plusieurs activités à caractère entrepreneurial à mon actif, dont la coordination régionale lavalloise du Concours québécois en entrepreneuriat, le lancement de la soirée de reconnaissance Chapeau les leaders, et la création du programme de Soutien à la valorisation des inventeurs du gouvernement du Québec.

Quel est l’accomplissement dont vous êtes la plus fière?

Après un an de travail acharné, j’ai mené à terme l’organisation en 2008 du Congrès des incubateurs canadiens à Laval réunissant près de 100 participants à travers le Canada et les États-Unis, et incluant des conférences, des plénières et des activités pour les accompagnateurs.

Quel est le principal apprentissage associé à votre parcours?

Apprendre à bien me connaitre et à prendre conscience des actes et de mes paroles selon la situation.

Quelles sont vos cinq valeurs personnelles fondamentales?

Le respect, la famille, la liberté, l’indépendance et la fiabilité.

Quelles sont vos passions personnelles?

La cuisine, la découverte de nouvelles cultures, de lieux et de technologies, le golf.

Quels sont les trois mots qui vous décrivent le mieux?

Organisée, dévouée, efficace.

Qu’est-ce qui vous a motivée à rejoindre l’équipe de la CAEQ?

La mission alignée avec la mienne.

Quelle est la phrase, le mantra ou l’expression que vous répétez régulièrement aux entrepreneurs que vous accompagnez?

Saisissez l’occasion, vous avez quelque chose d’unique! Think outside the box!

Si vous aviez un seul conseil à donner aux entrepreneurs, quel serait-il?

Poursuivre ses rêves, ses ambitions, et ne pas abandonner.

Webinaire Entrepreneurs : Comment faire face au COVID-19 (en différé)

La version en direct de ce webinaire a été visionnée par près de 2000 entrepreneurs du Québec et de la francophonie canadienne.

La Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec (CAEQ) accompagne actuellement des centaines de clients entrepreneurs à passer à travers cette crise historique.

Trois grands thèmes sont abordés :
1) État de la situation et de VOTRE situation
2) QUOI FAIRE dès maintenant pour assurer la continuité de vos affaires?
3) COMMENT profiter des nouvelles occasions générées

De plus, l’animateur suggère aux participants plusieurs actions pratico-pratiques à mettre en œuvre pour traverser cette crise et ainsi leur permettre aux entrepreneurs de mieux rebondir.

www.caeqc.ca

À propos de l’animateur :

Alexandre Vézina est entrepreneur-conseil et cofondateur de la CAEQ. Actuellement propriétaire de trois entreprises et auteur de cinq livres pour entrepreneurs, il a conseillé, depuis le milieu des années 2000, des milliers d’entrepreneurs propriétaires d’entreprise de moins de 20 employés à devenir plus proactifs.

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Ne prenez pas vos clients pour acquis!

Lors des cellules de développement de la CAEQ, nous amenons les entrepreneurs à passer du stade d’artisan au stade de gestionnaire en s’octroyant le droit de se retirer, de façon ponctuelle, des opérations pour laisser plus de place à leurs employés de confiance.

Une entreprise qui croît devrait pouvoir opérer sans son propriétaire, car celui-ci devrait être concentré sur le développement de son entreprise et la projeter vers le futur.

Mais ne sautons pas les étapes : il ne s’agit pas de tout « domper » sur le bureau de votre bras droit. Il faut le faire progressivement, car tout changement amènera son lot d’inquiétudes, pour vous, pour vos employés et pour vos clients.

Comment vont réagir les clients que vous servez vous-même depuis des années lorsque vous leur attitrerez un nouveau responsable de compte?

Depuis deux, quatre ou six ans, ils vous font confiance comme partenaire d’affaires, créant ainsi un historique professionnel.

Dernièrement, une entrepreneure que nous accompagnons dans les cellules de développement nous a interpellés et nous a demandé ce qu’elle doit faire avec un client qui refuse que ce soit son nouveau représentant qui le serve maintenant.

« Comment veux-tu que j’arrive à devenir gestionnaire de mon entreprise, si je dois continuer à servir tous mes clients? »

Elle a raison!

« Qu’aurais-tu dû faire pour bien préparer tes clients dans la transition? »

La réponse est simple : les informer et être transparent.

Les clients ne vous sont pas acquis, ça vous le savez déjà.

Ces derniers sont dotés d’une grande capacité de compréhension, pourvu qu’on leur donne ce qu’il faut pour comprendre le changement de gestion que vous souhaitez opérer.

En fait, il faut prévoir ce changement en trois temps.

Premièrement, vous devez briefer votre employé sur l’historique des clients que vous lui transférez. Est-ce que ce client a vécu quelque chose de particulier lors d’une commande? A-t-il été toujours satisfait? A-t-il des exigences particulières?

Tous ces petits détails l’aideront à nouer rapidement une relation de confiance avec le client, car celui-ci aura vraiment le sentiment que la chaîne n’est pas brisée.

Si par contre, votre client doit lui redire tous ces détails, soyez assuré qu’un climat d’inquiétude s’installera. Et ce n’est pas ce que vous souhaitez.

Deuxièmement, prenez le temps d’organiser une rencontre avec votre client en lui expliquant le pourquoi du changement à venir et en lui présentant celui ou celle qui prendra la relève. C’est agir en gestionnaire.

Troisièmement, faites un suivi de la satisfaction de votre client avec un appel téléphonique. Il n’est pas rare que lorsque vous l’appellerez, votre client vous dise qu’il est mieux servi par votre employé que par vous, car lui peut se consacrer à sa tâche, tandis que vous, vous étiez occupé à développer votre entreprise.

Prendre soin de sa clientèle c’est aussi mettre toutes les conditions en place pour les servir de façon impeccable!

Collaboration spéciale de Sylvianne Tanguay, accompagnatrice à la CAEQ.

COVID-19 : Ce que vous devez faire maintenant

Déjà une semaine que notre équipe accompagne des entrepreneurs propriétaires de PME de moins de 20 employés qui sont actuellement aux prises avec les dommages collatéraux occasionnés par le coronavirus.

L’entrepreneuriat est souvent représenté par l’image des montagnes russes.

Nous pouvons vous assurer que c’est plus que jamais le cas.

Insouciance, panique, frustration, peur, colère, résignation, résilience, etc.

Les entrepreneurs passent par toutes les gammes d’émotions en fonction des annonces quotidiennes des gouvernements.

Voici en rafales des conseils de gestion de cette crise que nous avons donnés depuis le vendredi 13 mars :

  1. Mettez en place de nouvelles mesures et un plan. Atténuez les effets négatifs en sécurisant le travail de vos employés, en ajoutant des règles d’opération pour la poursuite de leur travail et en assurant leur sécurité.
  2. Informez vos clients et restez en contact avec eux. Rassurez vos clients sur les dernières nouvelles, offres, horaires, changements de modèle d’affaires.
  3. Protégez vos acquis. Validez vos contrats en cours, les accords à venir. Faites l’inventaire de ce qui tient encore.
  4. Récupérez votre argent. Faites le suivi de vos comptes clients et prenez des ententes de paiement au besoin.
  5. Faites un budget de caisse afin de prévoir vos besoins en liquidité des trois prochains mois.
  6. Allégez vos engagements financiers. Contactez vos créanciers pour négocier des moratoires de paiement (payer plus tard). Validez vos grosses dépenses des prochains mois et prenez des ententes pour diminuer la pression financière à court terme.
  7. Vérifiez l’aide disponible offerte par les gouvernements, les organismes de développement économique de votre région ainsi que votre municipalité.
  8. Mettez à pied temporairement vos employés. Si vos opérations sont perturbées et que la situation s’aggrave, réduisez vos effectifs.
  9. Utilisez votre réseau de soutien. Plus que jamais, discutez avec des conseillers de confiance, avec votre mentor, vos proches.
  10. Faites de l’exercice et amusez-vous. Plusieurs entrepreneurs sont sujets à l’anxiété dans cette crise. Entraînez-vous, sortez prendre l’air, profitez du temps pour faire des passe-temps qui vous rendent heureux, etc.
  11. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps de sortir dehors jouer avec eux dans votre cour, faites des casse-têtes, bricolez, jouez à des jeux de société, etc.
  12. Suivez l’actualité le matin et le soir. Évitez de suivre en direct les nouvelles. De toute façon, les médias tournent presque toute la même chose en boucle durant la journée.
  13. Faites l’inventaire des forces de votre entreprise. L’inventaire des forces et des compétences des membres de votre équipe peut stimuler votre créativité pour offrir de nouveaux produits ou services.
  14. Améliorez votre entreprise. Pour une fois que vous n’éteignez pas des feux d’opération de vos affaires. Prenez le temps de travailler sur l’amélioration de vos processus et mettez en place des outils pour vous aider dans l’éventuelle reprise.
  15. Soyez résilient. Faites une réflexion stratégique afin de faire évoluer votre modèle d’affaires pour être prêt lorsque la situation s’améliorera. Ne baissez pas les bras.

En résumé :

  • Informez-vous
  • Planifiez vos prochains mois
  • Améliorez vos processus
  • Explorez de nouvelles idées

Et surtout, soyez résilient. Toute tempête se calme avec le temps.

Un message d’Alexandre Vézina et Michel Ross, cofondateurs de la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec

« Organise-toi sinon tu te feras organiser! »

Nous pouvons aborder cette courte phrase sous divers angles.

Tout d’abord, ce qui me vient à l’esprit quand je la relis, c’est le pouvoir de choisir la voie que je veux emprunter, au lieu d’attendre que les autres ou les circonstances le fassent à ma place.

Cette courte phrase me guide depuis de nombreuses années, et je dois admettre que j’en suis très heureux.

Vous savez, être en attente des autres ne nous mène pas très loin. Et rarement à ce que nous désirons réellement.

Dans le même sens, voir un obstacle comme insurmontable ne nous fait pas avancer. Par contre, nous organiser pour le surmonter nous procure une réelle satisfaction, n’est-ce pas?

En ce cas, pourquoi ne pas sortir de l’abri d’autobus et prendre le volant pour vous diriger où vous le désirez?

En affaires, je dirais que son équivalence est d’être « proactif » et non « réactif », comme il arrive trop souvent de l’être.

Il faut savoir prendre les devants par nos analyses, nos décisions et les actions qui en découleront, au lieu de se laisser guider par la « direction du vent ». À combien de reprises ai-je entendu des entrepreneurs me dire qu’ils passent beaucoup de temps à jouer au pompier, ce qui crée cet inconfort et ce stress que je qualifierais de malsain et, à l’occasion, de paralysant…

Trop souvent, quant à moi.

Qu’une urgence survienne, cela s’avère un peu normal. Qui n’en a pas?

Par contre, qu’un entrepreneur passe la majorité de son temps à tenir un tel rôle, cela devient discutable et, selon moi, inquiétant. Le pire c’est que souvent l’entrepreneur en vient à perdre la direction qu’il souhaitait prendre et, à la suite de tout cela, à faire du surplace, ce qui ne l’avance guère.

Essayez de vous souvenir de la façon dont les choses se déroulent lorsque vous les prenez en mains, avec un plan de match que vous avez déterminé et qui vous procure un sentiment de confort et une certaine assurance.

Il est bien certain que la direction que nous prenons ne va pas toujours dans le sens souhaité, mais, au moins, c’est nous qui traçons les avenues vers lesquelles nous voulons nous diriger. Nous pouvons aussi être prévoyants en regard des embuches possibles et, en parallèle, des solutions que nous pouvons déjà entrevoir pour ainsi garder la direction que nous désirons.

C’est ce qui me fait dire que, pour un entrepreneur, la proactivité doit devenir un modus operandi dans ses réflexions et les actions qui en découlent.

Certains diront : « Facile à dire, comme cela. »

Je dirais : « Pensez-y. »

Aimez-vous mieux diriger en étant organisé ou vous faire organiser et suivre une voie qui n’est pas la vôtre?

Vous me direz que la première option est la meilleure, mais vous devez la planifier. Très juste!

Alors, qu’attendez-vous pour vous mettre en l’action?

Collaboration spéciale de Robert Rodrigue, accompagnateur à la CAEQ.